Un bébé (Décollement de rétine)
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Il y a quelques années de cela, notre fille aînée, avait trois ans et notre fils 10 mois.
Je sortais dʼ une période de maladie qui mʼ avait beaucoup affaiblie.
Un jour, en donnant le bain à notre fils, il mʼ a « glissé » des mains et a plongé tout droit sur le mitigeur de la baignoire...
Quand je lʼai relevé, son œil était tout rouge et il hurlait de douleur !
Très vite, nous lʼ avons transporté aux urgences.
Après de multiples examens, le corps médical a décidé de le garder quelques jours en observation.
Nous avons téléphoné à notre fille restée chez ses grands-parents pour la rassurer
et lʼ avertir quʼ elle devait passer la nuit chez papy et mamy.
Elle a alors répondu : « Maman, tu nʼ as quʼ à faire comme Jésus a fait pour Bartimée :
tu mets ta main sur son oeil et tu pries ! ».
Jʼ étais très émue par sa réponse et en même temps, je me disais :
« Ah, si cela pouvait être aussi simple... ».
Le lendemain, on nous annonçait que notre bébé de dix mois avait un décollement
de la rétine, et que cela signifiait la perte de la vue ! Vous imaginez notre douleur...
Des rendez-vous ont été pris pour un examen sous anesthésie générale
et pour des contrôles quotidiens.
On rentrait à la maison récupérer notre fille quand celle-ci a accouru vers son frère,
a posé sa main sur son œil en disant : « Jésus, guéris lʼ œil de mon frère. »
Elle a enlevé sa main, mais rien nʼ avait changé : son œil était toujours aussi rouge.
Vraiment étonnée, et déçue, elle nous lança : « Jésus nʼ a pas guéri mon frère. »
Nous étions très surpris de voir quʼelle pensait vraiment quʼ en enlevant sa main,
lʼ œil allait être de nouveau comme avant !
Nous avons dû expliquer à notre fille que oui Jésus est tout puissant,
il est capable de guérir tout de suite mais quʼ il a seul le droit de décider ce quʼ il doit faire.
Le lendemain, pour le contrôle, le chirurgien qui suivait notre fils nʼ était pas là
et cʼ est un interne qui lʼ examina.
Au bout de plusieurs essais, il me dit : « Madame, pourquoi avez-vous amené votre fils ? »
Je mʼ empressais de tout lui raconter quand lʼ infirmière qui était là la veille lui remontra le dossier...
Mais il nous répondit : « Je ne vois rien. Votre fils nʼa rien. »
Lʼ infirmière se mit en colère et alla chercher le chirurgien qui était en réunion.
En costume cravate, il est venu examiner lʼ œil à son tour.
Cʼest alors quʼil a reconnu : en effet, la tache observée la veille avait disparu !
Notre fils nʼavait plus rien !
Certes, nous nʼ avions pas besoin de ce signe pour croire en la puissance de Dieu,
en son amour envers nous.
Pourtant, nous avons été mis face à la simplicité de foi dʼ un enfant de trois ans, pour qui
non seulement rien nʼ était impossible au Seigneur, mais qui sʼ attendait surtout à voir concrètement son action.
Et nous adultes ? Sommes-nous prêts à voir Dieu agir ou l' empêchons-nous par notre incrédulité ?
Je nous laisse ce verset de la Bible, à méditer :
« Alors Jésus appela un petit enfant, le plaça au milieu dʼ eux, et dit :
Vraiment, je vous lʼassure, si vous ne changez pas dʼ attitude et ne devenez pas comme de petits enfants, vous nʼ entrerez pas dans le Royaume des Cieux. » (Evangile de Matthieu ch.18 v 3)
 
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