Domy
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La solitude pour compagnie


Domy en moto

Jusquʼ à neuf ans, jʼai grandi à la campagne chez mes grands parents ,au centre de la France.
Mes parents, qui nʼont pas eu dʼautres enfants, venaient me voir chaque week-end.
Jʼai aimé le jardinage avec mon grand père Robert et aussi découvert très vite lʼamour de la nature et des animaux.
Mon enfance sʼest déroulée sans problème sauf que, du fait que je ne me défendais pas,
certains mecs en profitaient pour me brimer et casser mes affaires.
Je ne me suis pas frotté aux dures réalités de la vie.
Cʼest ainsi que je grandissais seul et sans contacts abondants avec autrui, à part quelques potes.
Jʼai commencé à vouloir être différent des autres. Cʼest par exemple comme cela que jʼai aimé apprendre lʼanglais à lʼécole. Beaucoup de français rechignaient à ces cours,
alors jʼai potassé mes leçons par coeur dès le départ en 6 ème.
Et cʼétait une voie qui allait me servir toute ma vie. Cʼest sûrement grâce à lʼanglais (17 sur 20),
que jʼai eu le Bac du premier coup.

Ma passion pour les motos augmentait alors que je faisais mes débuts sur les premières bécanes
que mon papa Jacques avait déja eues. Il est motard depuis 1945 et je lui dois cet engouement
pour la moto.

Racer Prester Jonghi

Mes débuts :
la Racer 49 cc (1950) et la Prester Jonghi 100 cc (1936)





À lʼâge de 16 ans et aussi par non conformisme, jʼai décidé, avec un copain, de "retourner" vers Dieu.
Car depuis la “1ère communion” à 12 ans (dans la sublime et magnifique Cathédrale de Bourges),
" les choses de lʼEsprit " mʼétaient passées bien au dessus de la tête.
Dans la petite annexe dʼune basilique, nous voilà donc à la messe, entourés du prêtre
et de cinq mémées alors que tous nos potes se faisaient un billard dans la salle enfumée
dʼun bistrot du village (Graçay 18).
Jʼaimais imaginer Jésus, marchant et oeuvrant en Galilée, alors que nous méditions les Évangiles. Son action et ses démarches mʼ inspiraient énormément confiance.

A 18 ans, ce furent mes deux années de Fac infructueuses. Ma tête était ailleurs que dans les cours hyper intensifs de Médecine puis dʼOrthophonie car jʼétais en pleine crise existentielle,
affective et sentimentale.
Je cherchais à être aimé et à aimer de la plus noble manière que ce soit.
Voir les étudiants en couple me torturait, moi qui voulais une fréquentation féminine honnête
et durable, hyper inspirée des poèmes et romans chevaleresques du Moyen-Age.
Si jʼavais pu, je me serais vite tourné vers quelque chose comme lʼalcool ou la drogue tellement je souffrais de solitude.
Alors j'avalais des "Mon Chéri", des pains de pâte dʼamandes ( vert /rose ),
du chocolat en tablettes de 200 gr ou pots d' OVOMALTINE, Crème Mont Blanc (choco ou rhum ou praliné), boules de noix de coco, lait concentré sucré, allongé sur mon lit pour apprendre les cours de biochimie !

Je me passionnais aussi pour tout ce qui se nomme une "moto" et aussi le Kung Fu de Bruce Lee,
qui représentait un modèle dʼhonneur et dʼefficacité. Cʼest ainsi que je mʼadonnai au Shorinji Kempo, discipline de combat à mi-chemin entre judo et karaté.
Mais ma soif nʼ en finissait pas.
Cʼest à ce moment que, grâce à une petite annonce au Restaurant Universitaire de Tours,
jʼai trouvé lʼadresse du Foyer de la Bonne Nouvelle, petit local fondé par un pasteur,
ex soldat US qui s'était converti à Jésus sur une plage du Débarquement de Juin 44.

temoignage dominique photo 1 Là, je découvris toute la beauté de la Bible
(1,5 euro seulement), le romantisme de ses livres
(la première page que jʼouvris se trouvait dans le Cantique des Cantiques ) mais surtout la relation avec le Roi des Rois, plein de compassion , de douceur et dʼamour envers moi.
Il était LA solution à mon errance.
En Janvier 1976, je lui ai donné ma vie et lʼai reconnu comme Sauveur et Seigneur.
En 1978, je recevais le baptême dans le Saint Esprit
dans l' église "Les Eaux Vives" à Clermont Ferrand.

Je mʼétais installé dans cette ville, après avoir été embauché comme technicien pour Michelin .
Par la suite, jʼai côtoyé les Oeuvres Évangéliques Vie Abondante et Les Sarments
(Vichy / Clermont Ferrand) et cela a débouché sur une formation de missionnaire
à partir de 1980.
Petit à petit, je souhaitais démontrer aux gens qui mʼentourent lʼamour parfait de Dieu.
En Lui jʼai trouvé paix, sécurité, honneur, vie éternelle, guérison intérieure et physique.

Depuis 1999 j'ai une Harley Davidson XLH Sportster 1000 de 1982 ( une "Mille Fonte").
Je témoigne également dans le monde du body building (musculation).
Par la grâce de Dieu, j'ai à coeur la Mission “JESUS BIKERS” (Les motards de Jésus),
C'est avec beaucoup de plaisir que je chemine au milieu des motards, dans les hôpitaux,
et en tous lieux pour parler du Seigneur.

Oui, celui que Jésus libère est réellement libre.

Dominique
Mission JESUS BIKERS MM, Auvergne France

 
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